

The scene and network for the artists and friends of contemporary visual arts.
Du changement dans le cybermonde de l’art
L’accès du public à des scènes et pratiques artistiques indépendantes des règles du marché de l’art contemporain est essentiel pour les artistes qui agissent et se mobilisent à travers le réseau du WHO’S WHO Art club international. Ils le font avec succès et obstination. Voici pourquoi.
Notre trajectoire
Vous êtes sur un site entièrement revu, pour les raisons qui suivent, mais qui a derrière lui déjà plusieurs années d’existence, puisque le www.whoswhoart.com fut créé peu après l’arrivée du Web dans nos existences professionnelles.
Le but était alors de profiter de la Toile naissante pour promouvoir autrement notre annuaire, le WHO’S WHO IN INTERNATIONAL ART – né, lui, plus tôt encore.
Celui-ci est vite devenu leader dans sa catégorie, et si l’écho qui fut le sien sur le Net y est pour beaucoup, ce ne fut pas la seule raison.
Pour faire face aux demandes de plus en plus nombreuses des artistes, nous avons progressivement mis en place d’autres activités qui, presque à notre insu au départ, nous ont sensibilisés à leurs difficultés (presque identiques partout) pour atteindre un public ne se limitant pas aux amis et parents invités aux vernissages.
Par autres activités, il faut comprendre des productions éditoriales – surtout des collections pour communiquer sur chaque artiste dans des lignes de produits complémentaires : carte d’art, monographie, estampe, timbre, etc. –, ainsi que des expositions collectives et salons dans des lieux choisis spécialement à cet effet.
Une longue expérience du monde de l’art et de son marché
Au final, grâce à la collaboration durable ou ponctuelle de nouveaux partenaires et collaborateurs, nous avons accumulé une expérience (sur le terrain) du monde de l’art et de son marché sur plus d’un tiers de siècle, puisque commencée durant les années 70, c’est-à-dire au moment où les foires d’art s’organisaient pour conquérir un plus grand public – plus grand que celui des galeries, si réputées soient-elles (cf. notamment la préface du 1er catalogue d’Art Basel en 1970). Cette expérience se révéla déterminante dans l’évolution de nos rapports avec les artistes.
A la collecte et classement d’informations concernant l’activité et la carrière des artistes, s’est en effet ajouté un décryptage des règles du marché de l’art contemporain et des grilles de lecture dominantes à partir desquelles l’art comme la trajectoire des artistes sont restitués chez et par les médias, parmi les galeristes et diffuseurs, et finalement dans la communauté (très diverse) des artistes elle-même.
Avec l’expérience acquise sur le terrain, des témoignages et études critiques furent publiés (cf. nos éditoriaux) en vue de sortir des modèles et comportements dominants (qui n’a pas entendu: un artiste, c’est forcément un avant-gardiste, une œuvre, c’est forcément l’expression d’un concept, un acheteur ne peut être qu’un collectionneur…) et rendre compte ainsi du décalage qu’il y avait entre la création institutionnelle et les pratiques artistiques telles qu’elles sont vécues et incarnées par les artistes au quotidien ; entre les stars du moment (artistes et vendeurs) et la grande majorité des artistes et diffuseurs (galeristes, médiateurs, éditeurs, commissaires et organisateurs d’expositions) développant une vie artistique riche et variée, mais selon des critères souvent éloignés des modes et hiérarchies médiatiques.
Un travail collectif, une scène plurielle
Un tel chemin nous a peu à peu conduits à mettre en forme collectivement plusieurs champs d’activités sous le nom de « WHO’S WHO Art club international ».
Nous insistons sur le « collectivement » car nos activités sont non seulement le résultat d’une réflexion et d’un travail en commun, d’où aujourd’hui une signature commune (la rédaction), mais aussi parce qu’il s’agit de travailler avec des artistes, à travers des regroupements d’artistes et pour des artistes.
Le WHO’S WHO Art club international est donc construit comme une scène éclairant des artistes actifs. Tandis que ceux-ci contribuent à étendre le réseau du WHO’S WHO Art club international en le promeuvant autour d’eux, y compris, quand ils le peuvent, sur leur(s) autre(s) site(s) Internet et par le biais de leurs expositions personnelles et/ou collectives.
Point de ralliement et marque fédératrice de référence pour les artistes, le WHO’S WHO Art club international l’est devenu aussi pour les diffuseurs et acheteurs dont la curiosité ne se limite pas au marché de l’art officiel et aux célébrités.
Avec l’ambition d’être leader dans le cybermonde de l’art, le WHO’S WHO Art club international étend aujourd’hui l’action de son site en y intégrant l’ensemble de ses activités et relais. Ainsi, sa scène, dans le cybermonde de l’art, devient plurielle, en y rassemblant :
- un salon nomade, se déplaçant d’un pays à un autre, d’une région à une autre : le SAM (Salon des Artistes Membres et Amis du WHO’S WHO Art club international) ;
- un collectif d’artistes de différentes nationalités présentés comme ami ou membre du WHO’S WHO Art club international, selon une Charte fondatrice à la portée de tous ;
- une académie d’artistes honorant publiquement d’autres artistes, présentés dans le Comité de parrainage également en ligne ;
- un répertoire détaillé des membres avec l’édition en ligne du WHO’S WHO IN INTERNATIONAL ART ;
- un agenda pour le suivi des activités des membres, également à travers l’édition en ligne du WHO’S WHO IN INTERNATIONAL ART ;
- un accès permanent aux éditoriaux et sources bibliographiques (auxquels membres et amis peuvent s’associer en fournissant infos et autres pistes pour l’étude de projets collectifs) ;
- un éditeur fonctionnant comme une agence de communication, concevant des produits éditoriaux pour la promotion des artistes (et des diffuseurs) ;
- (bientôt) un service de conservation permettant aux artistes de déclarer publiquement les œuvres réalisées selon des critères techniques d’identification précis ;
- (bientôt) un index des lieux d’exposition accessibles aux artistes (expérimentés par les membres et amis, et validés par la rédaction) ;
- (bientôt) l’élection annuelle par les membres et amis du meilleur lieu d’exposition ou manifestation à découvrir, en vue de distinguer organisateurs et médiateurs pour leur travail en faveur des artistes et de l’art d’aujourd’hui.
D’autres activités viendront compléter progressivement cette liste, en fonction des suggestions des artistes et des amis parmi le public du WHO’S WHO Art club international.
Une gestion des coûts au profit de chacun
Nous avons été parmi les premiers à rappeler que les artistes avant la consécration, et même pendant, et de tout temps, agissent comme des artistes entrepreneurs. La distinction entre artiste et entrepreneur est d’ailleurs récente. Longtemps, l’artiste fut son propre marchand et même marchand d’autres artistes vivants ou morts.
Artiste entrepreneur, cela veut dire que non seulement l’artiste « fait » des œuvres, mais, parce qu’il les sort de l’atelier pour les faire connaître et les vendre, il est aussi le premier responsable de leur diffusion. Parfois avec la collaboration de vendeurs, parfois seul. Souvent, il assure et gère lui-même le financement nécessaire, selon un budget lié à ses ressources financières ou/et des soutiens extérieurs (mécénat).
Montrer est essentiel pour tout artiste et les relais pour atteindre le public sont donc indispensables.
Or, ce sont à ces artistes entrepreneurs (artistes actifs) que le WHO’S WHO Art club international s’adresse, avec le constant souci de réduire, parfois supprimer, les frais de diffusion auxquels tous sont soumis, même pour participer à un salon d’artistes subventionné (en particulier en France).
Pour nous qui ne sommes pas subventionnés, cela signifie que nous nous obligeons à maintenir, pour toutes les activités nécessitant des artistes ou de leur(s) sponsor(s) un financement, une attractivité, une singularité et finalement un coût qu’aucun artiste ne pourrait obtenir individuellement.
C’est également pourquoi, tous nos services et produits sont décrits avec précision (conditions financières ou procédures d’attribution comprises), et pourquoi également nous conservons le contrôle de tous les contenus, à commencer par ce que nous mettons en ligne (pas d’accès libre des artistes pour installer infos et reproductions, comme cela se fait malheureusement de plus en plus ailleurs pour diminuer les coûts).
C’est enfin pourquoi, nous avons eu besoin de placer nos activités sous l’éclairage d’une Charte fixant nos obligations comme celles des artistes.
Une passerelle pour traverser la crise ?
Les temps changent.
Après avoir entendu et lu de nombreux discours, articles, chroniques et livres sur les vertus du « tout marché » (marché de l’art inclus), depuis l’automne 2008, nous assistons au grand retour de l’Etat, c’est-à-dire du contribuable et d’une nécessaire réglementation, en tout cas d’une certaine réglementation, jugée indispensable mais sur laquelle on ne sait toujours pas grand chose. Y compris dans le saint des saints du système capitaliste, les Etats-Unis, sous l’impulsion de son nouveau et jeune président.
L’Etat redevient la solution à une crise gigantesque, après avoir été depuis le président Ronald Reagan, auteur de la formule, le problème.
D’aucuns parlent même de « refondation du capitalisme », expression qui en dit long sur le degré d’errance et d’isolement de bien des décideurs politiques.
Etonnament d’ailleurs, celles et ceux qui se croisent sur les plateaux de télévision pour « expliquer » la crise et dont les livres publiés pour les mêmes raisons s’empilent chez les libraires, sont quasiment les mêmes ou presque que celles et ceux qui nous « expliquaient » hier les vertus du « tout marché » : « grands » intellectuels, économistes, politiques, sociologues…
Dans un tel contexte, nous, nous ne changeons rien. Bien au contraire. Nous poursuivons, en l’enrichissant, en l’approfondissant, le même but : que les artistes soient plus nombreux à occuper la scène qui est la leur ; que le public grandisse et que grandisse sa relation avec les pratiques et scènes artistiques indépendantes du tri institutionnel et médiatique qui semble avoir été ces dernières décennies surtout un tri pour investisseurs et spéculateurs auxquels on doit cette crise mondiale épouvantable.
Après l’ère de la cupidité déguisée sous les traits de « la performance » et de « la réussite sociale », peut-être verrons-nous celle la générosité tout court ?
En tout cas, dans notre perspective, l’art est une passerelle, au sens d’une main tendue vers l’autre. Dans notre perspective, l’art n’est pas un produit financier pour financiers convertis à « l’art-people ».
Nous préférons plutôt « l’art ensemble » : celui que l’on aime comme celui que l’on partage, celui que l’on voit grandir comme celui que l’on soutient.
Bienvenue (d’avance) à celles et ceux qui souhaiteront nous rejoindre autour de cette idée et sur cette plateforme.
La rédaction




